L’évolution de l’informatique peut être étudiée et tracée au nom de grands principes. Ce sont ces bases clairement établies que je vous propose de passer en revue dans cette série de chroniques “les grands principes de l’évolution de l’informatique”.

Certaines compagnies ont suivi ces préceptes (consciemment ou non), ce qui leur a permis de prospérer. Mais la très grande majorité des entreprises et des technologies sont allées à l’encontre de ces principes et ont par conséquent trébuché. On entend parler des compagnies qui ont réussi, plus rarement de celles qui ont échoué. De la même manière, l’Histoire de l’informatique a été le témoin de très nombreuses prédictions dont la grande majorité s’est avérée erronée. Quelques technologies ont, comme prévu, changé la donne, mais pas forcément comme on le pensait. Si tout le monde s’est vite aperçu que le Web allait transformer radicalement nos modes de vie, la manière a été une autre histoire. Ce n’est pas la soi-disant « nouvelle économie » qui a tout changé, mais plutôt des sites comme Facebook, Uber ou Airbnb qui ont introduit des nouvelles pratiques et des nouvelles habitudes.

Si tout le monde a vu l’interface graphique comme étant l’avenir (pas besoin de s’appeler Steve Jobs pour ça), l’adoption en a été beaucoup plus lente que prévue. Et si Java en tant que plateforme a été un bide, Java en tant que langage s’est très bien implanté. Un grand nombre de ces prédictions était tout simplement absurde. Il suffit d’énumérer quelques exemples : L’intelligence artificielle (qui devait tout changer, y compris la programmation), le bureau sans papier (que même Xerox redoutait !), Java qui remplace Windows (Bill Gates a sans doute eu peur de cette éventualité, il prenait toutes les menaces au sérieux !), Linux qui remplace Windows (certains y croient encore…), le Network Computer qui remplace Windows (vous ne voyez pas une trame ici ?), la fin de la programmation (certains y croient encore, bis !) et les SGBDO (qui devaient nous faire oublier les SGBDR…). Certaines de ces technologies ou concepts existent toujours, mais dans l’ensemble, ils n’ont pas d’impact majeur sur l’informatique ou en tout cas, pas celui annoncé !

Les principes énoncés dans cette série de chroniques ne sont pas nouveaux. Beaucoup ont été traités dans de nombreux livres. La difficulté pour une entreprise ou une technologie est de respecter tous ces principes. Comme l’écrit Léon Tolstoï dans son livre « Anna Karénine » : toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse l’est à sa propre manière.

En d’autres termes, pour réussir, une compagnie doit éviter tous les récifs. Aller à l’encontre d’un seul des principes peut mener à la catastrophe. Une compagnie qui sort le bon produit au bon prix, mais au mauvais moment échouera (hélas !).

Parfois même il est facile de voir le bon principe… après coup. Nous vous encourageons donc à être clément envers les décisions malheureuses prises par de nombreux acteurs à travers l’Histoire de l’informatique. Avec du recul la bonne décision est toujours plus facile à voir. La victoire a de nombreux pères, la défaite est orpheline !

Il y a quatre grands principes :

  • principe de maturation,
  • principe de transformation,
  • principe de résilience,
  • principe de compétitivité.

Nous allons les voir en détail dans les chroniques suivantes.

Au final, nous verrons que, en dépit de la connaissance de ces grands principes, la prévision en matière de technique informatique reste encore et toujours extrêmement difficile !

Commençons par le principe de maturation…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Voir plus
scroll to top