Lorsque le cloud computing est apparu pour la première fois, il a suscité de nombreuses critiques qui l’ont simplement rejeté comme une mode technologique temporaire. Aujourd’hui, le cloud computing a réussi à devenir plus qu’un battage médiatique et s’est transformé en un changement unique dans le paradigme de la façon dont les entreprises voient l’informatique.

Le Cloud a réduit les coûts pour de nombreuses entreprises (dans certains cas) et aidé les utilisateurs finaux à se concentrer sur leurs principaux besoins business plutôt que sur des problèmes informatiques « compliqués ». Pour cette raison, il semble que cette technologie est bien partie pour se pérenniser.

Pour les plus mitigés, si vous avez déjà utilisé Google Drive, vous avez utilisé un système basé sur le cloud. Les documents et applications de Google Docs ne sont pas stockés sur votre ordinateur. Ils sont conservés sur les serveurs de Google, auxquels vous accédez via une connexion Internet au Cloud.

Les bienfaits de se diriger vers le cloud

Réduction des coûts

Le déploiement et la gestion d’une infrastructure coûtent cher aux organisations. Les équipements et compétences à détenir en interne sont couteuse. Lorsqu’une entreprise s’oriente vers le cloud, elle se défait de ces coûts, et ne paiera des services uniquement à l’utilisation (principe du Pay As You Go). Dans un certain sens vous réduisez vos coûts puisque vous payez à la consommation et optimisez d’une façon votre infrastructure (que vous n’auriez probablement pas utilisée à pleine puissance). Les cloud providers proposent un panel relativement large de services, comme la fourniture de stockage, ou encore la proposition d’applications, en passant par gestion de votre infrastructure.
Réduction des coûts oui et non, attention au contrôle de votre portefeuille. Comme mentionné ci-dessus, le nombre de services est assez important, notamment sur le cloud public. Il est alors possible de déployer un nombre conséquent d’actifs à coup de clic par vos collaborateurs. Dans le but de limiter leurs actions, un monitoring strict des coûts est donc à mettre en place lors du cadrage de la gouvernance cloud (Lien vers article de gouvernance cloud). Vous est-il déjà arrivé de souscrire à de multiples applications à 1 euro par ci, par-là, sur votre smartphone ? En effet on pourrait penser que cela ne coûte pas cher, mais finalement la facture grimpe vite et vous vous retrouvez à payer 40€ par mois d’abonnement. Pour les organisations c’est le même principe, mais à grande voir très grande échelle.

Mobilité

L’un des avantages majeurs du cloud computing est la mobilité. Cette technologie permet de se connecter à des services cloud partout dans le monde tant que vous avez une connexion internet suffisamment rapide pour bénéficier des mises à jour en temps réel. Vos collaborateurs peuvent donc continuer leurs activités au bureau, chez eux, ou chez vos clients.
Scalabilité
La flexibilité des infrastructures cloud est argument parfait pour les entreprises ayant des besoins de bande passante sont relativement fluctuants. Il est possible d’un « claquement de doigt » d’augmenter ou de réduire les capacités de votre cloud, que cela soit en termes de fonctionnalités supplémentaires, qu’en terme de puissance de calcul ou encore d’espace de stockage (tant que le portefeuille le permet). Cette agilité permet de considérer le cloud comme un catalyseur du passage des entreprises au cloud.

Sécurité des données

La sécurité est vue comme un risque principal par les détracteurs du cloud. Il est parfois plus sûr de stocker des données sur le cloud que de le stocker sur site. Personne n’est à l’abri d’une violation de la sécurité de votre infrastructure physique ni même de vous faire voler des postes de travail.
Il y a presque autant de risques au niveau sécurité, d’être hébergé sur des infrastructures dites « on premise » que dans le cloud public. À la différence près, les stratégies de sécurité des cloud providers sont assez compliqués à hacker car c’est une partie intégrante de leur métier, et d’autant plus qu’ils doivent respecter certaines normes ISO en matière de sécurité. D’autre part, en souscrivant à des services cloud, il n’y a plus nécessité de s’occuper de l’obsolescence en matière de sécurité, les infrastructures informatiques sont dé vulnérabilisées en continu car le « patching » est mise à jour immédiatement dans les heures suivant la mise à disposition par les éditeurs.

Collaboration accrue

Ce point est en corrélation avec la notion de mobilité évoquée ci-dessus. Les collaborateurs des entreprises peuvent plus facilement accéder, modifier, partager des documents de travail pour mener à bien leurs activités, à n’importe quel moment de la journée, et partout dans le monde. Prenons le cas d’office 365, qui propose un panel de solutions collaboratives autour de gestion documentaire :

  • One Drive
  • Sharepoint
  • Office 365 Groups

Ces applications basées sur le cloud aident à effectuer des mises à jour en temps réel et donnent une visibilité complète sur la collaboration de vos équipes.

Mise à jour automatique

Contrairement à des mises à jour à effectuer sur site, les fournisseurs déploient pour toutes les organisations clientes, des mises à jour régulières, concernant les services mais aussi la sécurité de l’infrastructure. Attention aux customisations de vos applications localisées dans le cloud, lors de mise à jour ou de montée de version, des régressions indésirables peuvent survenir.

Innovation

Adhérer au cloud, permet un accès permanent aux dernières mises à jour mais aussi aux dernières versions des outils et applications sur les plateformes. Notamment sur le cloud public Azure Global, les équipes du groupe Microsoft travaillent en permanence afin de faire bénéficier leurs clients d’une innovation technologique permanente que cela soit en termes de services applicatifs, qu’en terme de gestion et monitoring de l’infrastructure.

Conclusion

En conclusion, plusieurs points sont à retenir :

  1. En termes de gestion d’infrastructures, les entreprises doivent y aller car l’automatisation et l’orchestration fournies par le cloud aujourd’hui sont en passe de devenir incontournable comme l’était la virtualisation il y a une vingtaine d’années.
  2. Sur un aspect stratégie business, il faut y adhérer car dans un monde concurrentiel comme le nôtre, on ne peut plus se permettre de perdre du temps et de l’argent à développer des applications ou services qui sont déjà accessibles en deux ou trois clics. Le besoin des directions est centré sur la focalisation des équipes vers le cœur métier de l’entreprise, et non sur l’infrastructure informatique, qui se doit d’être au service de l’organisation elle-même en faisant ce qu’il y a de mieux et qui ne coûte pas « trop cher ».
  3. Sur le plan de la stratégie digitale, le modèle des DSI « Old School » arrive en bout de course, La DSI d’aujourd’hui, se doit d’être, est un agrégateur de services capable de s’agiliser, notamment dans l’adaptation de la manière dont ses services sont produits. Elle doit pouvoir compter sur des partenaires solides qui les accompagnent dans la réalisation de leurs projets, tout en gardant une maitrise interne. Le cloud est donc avant tout une opportunité pour les DSI de se transformer dans son modèle opérationnel et d’assurer leur pérennité au sein de l’écosystème.

C’est pour ces trois raisons qu’il faut s’orienter vers le cloud. Ne pas y aller serait comme de refuser d’utiliser un smartphone pour faire pleins de nouvelles choses sous prétexte qu’avant on arrivait à tout faire par téléphone et papier. Les DSI doivent donc repenser leurs modèles opérationnels rapidement, avant que le métier (qui sans nul doute sera plus facilement convaincu) n’y aille tout seul avec ses propres moyens et n’importe comment.

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