Intelligence artificielle GAFA

Il y a un an, Google, Facebook, IBM, Microsoft et Amazon créaient une organisation à but non lucratif autour de l’Intelligence Artificielle : le « Partnership on Artificial Intelligence to Benefit People and Society » (« partenariat pour l’Intelligence Artificielle au bénéfice des citoyens et de la société »). En l’absence de normes internationales et un sujet qui pose de nombreux problèmes éthiques (responsabilité des décisions d’une IA), l’association « mènera des recherches, recommandera de bonnes pratiques, et publiera les résultats de ses recherches sous une licence ouverte ». Les fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) sont bien conscients qu’au-delà de ces considérations réglementaires, l’IA sera la source d’une grappe d’innovations disruptives et chaque acteur veut prendre une place de choix sur ce marché naissant. Dans un précédent article, nous vous avons expliqué ce que l’on entendait par Intelligence Artificielle. Nous allons nous pencher ici sur les travaux des géants du web en la matière.

Google

Le futur et l’innovation sont deux termes que l’on n’a pas besoin d’expliquer aux salariés de Google. Des projets de voitures autonomes à la recherche médicale en passant par la réalité virtuelle, la firme engage des moyens importants sur tout sujet pouvant nous faire entrer dans une nouvelle ère. Leur filiale Deepmind achetée en 2014 est connue pour avoir conçue « AlphaGo », la première IA à vaincre les meilleurs joueurs professionnels du jeu de GO. Une prouesse quand on sait qu’il existe infiniment plus de possibilités par coup dans ce jeu qu’aux échecs. La plateforme sert ainsi de base de R&D pour l’assistant personnel de Google qui envahit depuis plusieurs mois les objets connectés en tout genre, notamment « Google Home ». Cette dernière consiste en une enceinte « intelligente », car pourvu de Google Assistant déjà déployé sur Android, et permet de contrôler par la voix musique, télévision, domotique et même d’obtenir des informations pratiques (météo, trafic routier, recherche web, etc.). Ce support transforme donc une IA « à tout faire » de smartphone en véritable assistant présent à tout moment dans nos salons.

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Amazon

En ayant réalisé l’année dernière 12 Milliards de dollars de chiffre d’affaires dans les web services, Amazon compte sur l’IA pour optimiser les market places de ses clients : détection de la fraude, personnalisation du contenu, suggestion de contenu, etc. Mais c’est également un moyen d’enrichir l’expérience client via la reconnaissance vocale et la compréhension du langage humain. En 2015 Amazon commercialisait un haut parleur connecté et disposant d’une IA : Alexa. Cela permettait alors de commander facilement un produit sur Amazon.com d’une simple phrase. Lors du dernier CES de Las Vegas, Alexa s’est muée en IA multitâche dans les objets connectés de plus de 100 partenaires. On peut désormais lui demander de lancer la machine à laver, rechercher un vol pour ses prochaines vacances et démarrer sa voiture à distance, le tout bien assis en buvant son café matinal.

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Facebook

Pour le géant des réseaux sociaux, l’avenir sera débarrassé des claviers. Ainsi, ses différents laboratoires de recherche sur l’Intelligence Artificielle (Montréal, Paris, Menlo Park en Californie et New York) tentent de rendre possible n’importe quelle action sur Facebook via la commande vocale. Et tout comme Amazon, l’expérience utilisateur devrait être enrichie prochainement avec des suggestions de contenu « interne » (contacts facebook) et « externe » (publications tiers). D’après une étude menée par Facebook, 5% des publications sur le site servent à demander un avis ou une information. L’IA permettrait alors de connecter les utilisateurs en proposant par exemple de regarder la publication de voyage en Croatie d’un ami lorsque l’on hésite à s’y rendre, voire même de se mettre en relation avec ce dernier d’un simple clic pour lui demander toutes les bonnes adresses.

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Apple

L’Intelligence Artificielle n’est pas un sujet nouveau pour la firme à la pomme qui a lancé l’assistant personnel Siri en 2011. Déjà à l’époque, Il pouvait effectuer plusieurs actions de base sur les applications principales et chercher de l’information sur internet. Il a évolué au fil du temps pour intégrer plus de fonctionnalités et devenir aujourd’hui la pierre angulaire de tout ce qui est « intelligent » sur les appareils et accessoires Apple. Et c’est sans compter les nombreux accessoires tiers sur le marché de la maison connectée. Il contrôle, consulte ou encore active ces derniers à la demande de l’utilisateur, d’une simple commande vocale. Siri centralise tout à la manière d’un cerveau humain, y compris la toute récente reconnaissance faciale du dernier IPhone.

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Alexa, Siri, Cortana…, toutes ces IA restent des « assistants » au sens où ils n’interagissent qu’à la demande de l’utilisateur, dans un but précis et prédéfini dans son algorithme. Ils disposent d’une faible capacité d’adaptation et restent très loin de l’anticipation et encore moins de la créativité. L’Intelligence Artificielle au service de l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée est déjà présente et propose de nombreuses opportunités. Vous pouvez compter sur les GAFA pour les transformer en objets connectés intelligents dans vos salons et vos bureaux. En revanche, les machines dignes de Terminator ne sont à priori pas à espérer pour demain.

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