Le management visuel est une méthode de Lean Management qui offre de nombreux avantages et ne semble pas afficher de risques apparents. En effet, utilisé à bon escient, le managent visuel favorise :

  • une définition précise des objectifs à atteindre,
  • une vision commune partagée ou encore,
  • une synergie entre les acteurs.

Le management visuel semble ainsi offrir des garanties de succès et d’amélioration continue réelles.

Malgré tout, il existe des risques liés à la mise en œuvre d’un management visuel. Même s’ils ne sont pas nombreux, ils ne sont pas pour autant sans conséquences. En effet, mal utilisé, le management visuel est même contre-productif. Voici quelques exemples des risques du management visuel auxquels se préparer pour mieux les maîtriser.

Risques du management visuel

Les risques du management visuel associés à la mise en place d’une nouvelle culture

Comme indiqué, le management visuel fait partie intégrante du Lean Management. Outre les techniques et outils qui composent cette méthode de gestion de la production, c’est une nouvelle culture qui l’accompagne. Avec la pratique, l’utilisation des outils et des techniques de cette méthode devient plus facile. Malheureusement, il est plus complexe d’appréhender une nouvelle culture.

C’est pour cela que cette nouvelle culture doit obligatoirement être détaillée et expliquée aux utilisateurs afin de faciliter son adhésion par tous. Un projet de conduite de changement associé à la mise en place d’un tel outil est d’ailleurs généralement recommandé. Sans cela, l’organisation qui implémente le management visuel fait face à plusieurs risques.

 

1. Le rejet et l’abandon du management visuel

Le premier risque est en effet celui du rejet de ce nouvelle technique de travail. Sans accompagnement et sans explications des bienfaits du management visuel, les opérateurs peuvent y être réticents. Ils pourront notamment voir à travers la mise en place du management visuel :

  • une perte de temps,
  • un nouvel outil marketing à la mode ou encore,
  • une nouvelle technique des managers pour monitorer les résultats de production.

Ainsi, dans le cas d’un rejet pur et simple, ce sont le temps et l’énergie du personnel chargé d’implémenter cette technique au sein des équipes qui risque d’être perdus. Qui plus est, les raisons et les objectifs identifiés et à l’origine de la mise en place risquent de ne plus être que très peu suivis.

 

2. Une mauvaise définition des enjeux du management visuel

Considéré comme une technique efficace, il n’en reste pas moins que la mise en place d’un management visuel demande des efforts. Des techniques existent pour aider à cadrer les étapes de construction d’un tel projet. Néanmoins, une mauvaise définition des objectifs et des indicateurs à suivre, et du type d’animation à appliquer peut être critique. La définition des objectifs et des indicateurs à suivre permet non seulement de donner une vision claire aux opérateurs, mais également de leur donner une certaine autonomie. En fonction des résultats intermédiaires obtenus, les équipes sont à même d’évaluer par elle-même son avancée et ses points de blocage. Par contre, sans réelle vision, les opérateurs peuvent vite être démotivés cat ils ne voient pas leurs efforts effectués récompensés.

 

De la même manière, si l’animation du management visuel ne varie pas, il y a un risque de générer chez les opérateurs une lassitude. En effet, si le format est identique tout au long du cycle de vie du projet, les opérateurs verront vite les limites du management visuel. En conséquence, les bienfaits du management visuel ne seront plus autant importants voire même inexistants. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de revoir fréquemment le format et l’animation du management visuel. L’idée est de donner envie, communiquer différemment et toujours garder l’attention des opérationnels.

 

Définition des objectifs_Management visuel

 

3. Une utilisation détournée par le management

Attention, le management visuel ne doit pas être utilisé comme un outil d’espionnage des résultats opérationnels. En effet, le but du management visuel est d’analyser les résultats pour y identifier des actions correctrices visant à améliorer la manière de travailler. En aucun cas, le management visuel tend à devenir un outil de « flicage » des mauvaises performances. Cette utilisation serait même néfaste car les opérateurs n’oseraient même plus remonter les mauvais résultats et pourraient même les falsifier. Ainsi, le risque est de ne plus assurer le suivi opérationnel du projet. Egalement, les décisions stratégiques prises ne correspondraient pas aux attendus.

 

4. Une recherche de performance mal maîtrisée

Le management visuel, une fois maitrisé, permet d’améliorer les process et in fine les résultats. Cependant, il est nécessaire de contrôler cette recherche de performance absolue. En effet, il convient de veiller que la mise en place d’outil de management visuel ne soit pas à l’origine de climat de compétition entre les collaborateurs. Cela deviendrait très vite nuisible non seulement pour la production mais aussi d’un point de vue managérial. Un bon moyen de contourner cette situation est de concentrer le management visuel sur les efforts communs et non individuels. Les indicateurs de performance à suivre doivent avant toute chose valoriser le collectif.

 

Management Visuel_compétition entre les collaborateurs

 

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