Dans le contexte actuel de confinement généralisé, le travail à distance prend tout son sens : télétravail, elearning, vidéoconférence et plateforme collaborative sont en plein boum ! 

Un premier exemple avec Teams… Pendant cette période, l’utilisation de la plateforme de collaboration de groupe de Microsoft a explosé : 

« Au 11 mars 2020, nous comptions 32 millions d’utilisateurs actifs quotidiens sur cette application, ce qui était conforme à la croissance habituelle. Au 18 mars 2020, ce nombre avait augmenté de 12 millions pour atteindre 44 millions d’utilisateurs actifs quotidiens à travers le monde », explique Jared Spataro, vice-président corporate de Microsoft 365. 

« Nous comptons en outre 20 clients avec plus de 100 000 utilisateurs, contre 14 précédemment », précise-t-il.  Ce rapport, rendu public le 9 avril, mentionne que de plus en plus de personnes utilisent les fonctionnalités de vidéo et de réunions de Teams et que Microsoft enregistre un nouveau record de 2,7 milliards de minutes de réunion par jour. C’est une augmentation de 200 % par rapport aux 900 millions de minutes de la mi-mars, période à laquelle de nombreuses entreprises se sont mises à travailler à distance. L’utilisation des appels vidéo dans Teams connaît donc une croissance de plus de 1000 % en mars 2020. 

Dans les organisations, on constate le même phénomène. Un exemple avec le groupe La Poste : en quelques jours à peine, les usagers des outils collaboratifs ont été multipliés par 10. Jusqu’à 250 000 réunions et échanges entre postiers se sont ainsi tenus par jour sur Teams, avec un taux de connexions réussies de 99%. 

Cependant, Microsoft n’est pas la seule entreprise à essayer de tirer parti du travail à distance. Ses concurrents tels que Slack, Google et Zoom ont également connu une forte hausse de la demande, Zoom faisant même la une des journaux non seulement pour cette hausse, mais également en raison de ses problèmes de sécurité et de protection de la vie privée de ses utilisateurs (avec le phénomène du “zoom-bombing”). 

La vidéoconférence (ici avec Zoom) : hier exceptionnelle, aujourd'hui quasiment banalisée...
La vidéoconférence (ici avec Zoom) : hier exceptionnelle, aujourd’hui quasiment banalisée…

Un pratiquant enthousiaste ! 

Je ne suis pas surpris par ces “explosions”, je dois même dire que je les attendais avant… 

Je pratique personnellement le télétravail depuis 1995 (avec d’abord un modem 56K avant de passer à une ligne Numéris un peu plus confortable…). J’ai utilisé Skype dès sa sortie et je teste avidement tout (ou presque tout, soyons raisonnable !) ce qui sort en matière de collaboratif. J’ai utilisé Basecamp (dont on parlera ci-après) dès 2005 et l’utilise encore aujourd’hui. J’ai toujours été sidéré par la réticence des organisations vis-à-vis du télétravail (moins aujourd’hui mais ce sont les circonstances qui dictent ce revirement forcé) et j’ai toujours détesté ces réunions qui obligent à se réunir physiquement, y compris des personnes qui viennent de loin, pour peu de temps ensemble et peu de paroles partagées. Il est évident que tout cela se déroule mieux (et pour un coût bien moindre) online. 

Certains sautent déjà le pas 

À l’occasion du confinement, certaines organisations se rendent compte que, finalement, le travail à distance donne de bons résultats et veulent le généraliser à toute l’année 2020 (Facebook et Google). Et il ne s’agit pas que des GAFAM, forcément en pointe dans ce domaine. Même une entreprise comme le Groupe PSA envisage d’en faire la règle plutôt que l’exception… 

On est obligé de se rendre compte que, effectivement, il est en train de se passer “quelque chose” dans l’organisation du travail.  

Pratiques et tendances lourdes 

Dans cette chronique, nous allons revenir sur ces pratiques et tenter d’en distinguer les tendances lourdes. Mais, tout d’abord et comme d’habitude, un retour historique s’impose afin de comprendre d’où on vient et comment on en est arrivé là… 

 Cette chronique est divisée en trois parties :

1- Historique : de Plato à Notes, éveil et effacement du groupware 

2- La situation actuelle : une offre qui décolle ! 

3- Une évolution difficile à éviter mais délicate à aborder

Une chronique réalisée avec l’aide d’Emmanuel Bouchet et d’Arnaud Bugeat (Redsen). Et aussi avec un large extrait d’un article de Bertrand Duperrin.

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